N

POTOMANIE

Je bois par grosses gorgées
Toutes les lettres ont été plongées,
Dans la caisse de mon cerveau
Pour augmenter encore du niveau.
Je reprends le monde de l'énergie
La poésie m'appartient sans magie;
Je soigne le tuyau de mon existence
Nécessaire de définir son importance.
J'ai savouré la littérature à l'égout
Jusqu'au point où j'ai manié son goût,
À ma langue poétique plumeuse
Qui a le verbe et la rime allumeuse.
J'écris soigneusement en Molière
La faculté respective de ma filière;
L'océan de mots est comme une vase
Que je taris pour ravitailler l'œuvre que j'évase.
Je suis assoiffé mystérieusement
De la séduction rimée sérieusement,
Il faut que ça tombe comme la pluie
Pour baptiser la poésie claire qui luit.
J'ai besoin d'humidifier ma gorge
À ce beau parcours que forge,
De la lettre illimitée et du verbe
Comme les slameurs en herbe.
À la santé toi qui m'accompagne
À la retraite comme à la campagne;
À peine commencé j'ai écrit plus de cent
Sans avoir sur mes mains le sang.
Je suis un potomane à l'écriture
Encore mélomane, c'est ma nature;
Un muet gamin aujourd'hui parolier
Pour la poésie je suis son cavalier.
Toujours assoiffé, c'est une maladie
Certes, elle est incurable à sa parodie;
Écoutez ce texte mélancolique élite
Qui continue vivement sans limite.
Permettez-moi de boire cette encre pure
Pour éliminer la déchirure impure,
On oublie souvent que je suis un nègre
Lorsque je passe en mode d'intègre.
Pause à cet ordre magistral
Fin de ce périple avide austral,
Attendez-vous à l'inspiration infinie
Mais fin de la célèbre potomanie.
Spiritoso Affilato ✍🏽
L'IMMORTEL POÈTE MUNTU 📚
©niezby