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Quand l'amour naît en silence Ce fut un tremblement, un souffle à peine…

Quand l'amour naît en silence

Ce fut un tremblement, un souffle à peine éclos,
Un regard évadé, libre de tout lien,
Sans serment prononcé, sans aveu, sans écho,
Et déjà mon cœur battait un autre refrain.

Tu es venu sans que rien ne l'annonce,
Telle une clarté après le soupir du soir,
Et dans cette quiétude gisait déjà la source,
D'un commencement tissé de silence et d'espoir.

Point de mots encore, mais des silences comblés,
Des gestes hésitants, des sentiers imprécis,
Pourtant ton rire était un asile scellé,
Un refuge où l'âme trouvait un doux répit.

Chaque instant se faisait offrande fragile,
Chaque sourire, un fil ténu et précieux,
Tramé entre la crainte et le désir docile,
D'aimer enfin, de vivre, et de fuir moins les cieux.

Ton regard a semé d'invisibles saisons,
Des printemps insurgés dans mes geôles anciennes,
Et moi que la vie avait mûri de raisons,
J'ai retrouvé l'éclat de mes pages premières.

L'amour naissant ne clame rien à voix haute,
Il écoute, il patiente, il vénère en secret,
Il avance à pas brisés, sans jamais commettre de faute,
Vers la lumière discrète où son cœur s'apaisait.