Quand vient l’explosion,
Le temps s’arrête, le souffle fond.
Tout ce qui vit devient poussière,
Un cri figé dans la lumière.
Un éclair déchire l’horizon,
Puis le silence, brutal, sans nom.
Le sol gémit sous la douleur,
Et l’air s’emplie d’odeurs de peur.
Les vitres volent comme des oiseaux fous,
Les murs s’effondrent sur les genoux
Des mères qui cherchent entre les pierres
Le cœur battant de leur lumière.
Une seconde suffit à tout détruire,
Des années d’amour, d’avenir.
Le feu lèche les photos, les voix,
Et laisse un trou béant en soi.
L’explosion n’a pas d’âme, pas de cause,
Elle n’a ni drapeau ni pause.
Elle frappe, aveugle et démente,
Et transforme les villes en absente.
Les enfants pleurent sans comprendre,
Pourquoi le ciel s’est mis à descendre.
Pourquoi la maison n’est plus qu’un nom,
Et les parents, des ombres sans fond.
Mais même là, dans les cendres,
Quelque chose veut encore tendre :
Une main, un mot, une chanson,
Pour recoller ce que brise l’explosion.
©rina30
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