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Rêve érotique Dans le noir épais de mes paupières closes, tu viens sans…

Rêve érotique


Dans le noir épais de mes paupières closes, tu viens sans frapper, comme une faute douce. Tu t’infiltres dans mes veines lentes, et mon sommeil devient une chambre sans issue.
Je ne parle plus… je te traverse. Tu glisses entre mes pensées comme une fièvre silencieuse, une présence qui ne parle pas, mais commande, qui ne touche pas, mais consume. Ton absence a le goût du trop près, et chaque souffle que j’invente te dessine un peu plus réel.

Je te sens derrière mes os, là où les désirs n’ont plus de mots pour se cacher. Tu approches sans jamais venir, et pourtant je cède comme si tu étais déjà sur moi, comme si la distance n’était qu’une illusion
inventée pour retarder l’évidence.
Je ne dors plus vraiment… je te retrouve. Toujours la même présence, toujours la même dérive. Comme si mon esprit t’avait appris par cœur jusqu’à ne plus savoir t’oublier.

Dans le noir de mes paupières, tu arrives sans bruit,
non pas comme une apparition… mais comme une évidence qui insiste. Et déjà, mon corps te reconnaît avant ma pensée.
C’est ça le pire : tu précèdes même mon contrôle.
Tu n’es pas une image stable , tu es une proximité.
Une chaleur invisible qui s’installe entre mes respirations et qui transforme le silence en tension.
Je sens ton absence comme une présence collée à ma peau, une façon de me traverser sans me toucher et pourtant de me bouleverser entièrement.

Il y a quelque chose de lentement dangereux dans cette intimité mentale, comme si mon esprit avait cessé de résister et te laissait occuper ses zones interdites. Tu deviens une habitude intérieure, une pensée qui revient sans frapper, une attente qui ne s’éteint jamais vraiment. Et même éveillé, tu continues. Dans mes pauses, dans mes silences, dans ces secondes où je ne pense à rien… sauf à toi. Ce n’est plus un rêve nocturne. C’est une présence continue.

Dans le rêve, tu t’approches encore. Trop près pour être innocent, trop flou pour être réel. Je sens cette tension qui monte sans jamais se résoudre, comme une distance impossible à réduire, comme si le désir lui-même devenait langage. Et je me laisse glisser dans cette proximité imaginaire, dans cette façon que tu as de remplir l’espace autour de moi
jusqu’à rendre le vide insupportable. Je ne sais plus si c’est toi qui m’envahis ou moi qui t’appelle sans arrêt dans mes failles. Les deux se confondent.

Et quand tu es là, tout vacille, comme si la réalité perdait ses repères juste pour nous laisser exister quelques secondes de plus. Puis tu disparais. Mais ce n’est jamais une absence nette. C’est une empreinte, une persistance, une suite qui continue sans toi. Et je me réveille avec ce manque étrange, ni douleur, ni plaisir… quelque chose entre les deux, qui refuse de s’éteindre. Comme si tu n’étais pas venu dans mon rêve… mais installé dans ma pensée. Et que désormais, je t’y laissais vivre.
Rêve érotique 


Dans le noir épais de mes paupières closes, tu viens sans…
#nuit#passion