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Rues Sans Visages

Des pas pressés, des regards fuyants,
Des ombres qui se croisent sans se voir,
Sous les néons, mille battements,
Et pas un seul pour vouloir s'asseoir.
On passe, on glisse, on se frôle,
Un sourire pourrait tout changer,
Mais chacun porte son propre rôle,
Son masque pour ne pas déranger.
Un mendiant tend une main lasse,
Un cri muet dans la foule glacée,
Mais l'indifférence tisse sa glace,
Et nul ne prend le temps d'aimer.
Dans les rues, ce théâtre sans fin,
Chacun fuit la douleur des siens.
©rina30