Que reste-t-il de tout ça ? De ces idylles courant à travers les campagnes de l’enfance ? De
ces caresses élancées, pittoresques autant que l’or des blés de nos champs ?
Qu’en reste-t-il ? Un horizon pétri d’amertume où se couche avec paresse un soleil éclatant ; un horizon où bourdonne le soupir des étangs regrettés.
Un horizon tranquille où s’étale une âme se rongeant la chair, où s’étalent les mièvres morceaux d’une idylle éprise de fièvre.
Il ne reste plus qu’un horizon pourpre voguant au rythme des paisibles jours ; et, dans les voiles des ombres dansantes, coupable des sévices de l’amour, voici le cœur qui se meurt de t’aimer tel un pauvre fou…
©alocha
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