Seul en moi, seul en dehors un cœur froid
Dans le silence noir de mes nuits sans étoiles, je marche sans visage derrière un long voile, le vent frappe mon âme aux portes du néant, et mon cœur gelé saigne en silence pourtant.
Je parle à l’obscurité comme à une sœur fidèle, car les humains s’éloignent quand la douleur appelle, mes rêves sont des cendres dispersées dans le froid, des souvenirs brisés qui meurent au fond de moi.
Seul en moi-même, prisonnier de mes pensées, seul en dehors, parmi les ombres glacées, je souris parfois pour cacher mes blessures, mais mes yeux portent encore d’anciennes brûlures.
La lune éclaire à peine mon esprit fatigué,
Chaque battement de cœur semble vouloir s’arrêter, je deviens peu à peu ce que la nuit réclame,
Un fantôme perdu errant sans même une flamme.
Et si demain le monde oubliait mon prénom,
Le silence viendrait chanter ma disparition,
Car dans ce cœur trop froid consumé par l’hiver, même l’amour un jour s’est noyé dans les ténèbres.
F
Seul en moi, seul en dehors un cœur froid Dans le silence noir de mes nuits…