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Silence Radio

Silence Radio
Et puis tout est devenu silence, comme une radio en absence, pourtant sa douleur résonnait, noyée dans l’indifférence, il suffisait d’un regard pour comprendre sa souffrance, mais chacun passait sans voir, aveuglé par l’apparence. Toujours un sourire figé, comme une lente résistance, des yeux humides du matin au soir, témoins de son impuissance, elle était là, ni belle ni moche, juste en errance, perdue dans ses pensées, enfermée dans leur présence. Peu à peu on lisait en elle un amour en dépendance, un besoin d’être aimée qui frôlait la pénitence, dans ses yeux bleu si profond, chargés de confidences, on voyait qu’elle n’avait jamais connu la vraie présence. Elle murmurait “aime-moi” dans un silence immense, mais ses mots se perdaient dans le vide et la distance, ses espoirs s’effaçaient, glissaient dans l’inconstance, comme un cœur trop fragile brisé par la négligence. Tout le monde la regardait sans jamais voir sa présence, même celui qu’elle aimait ignorait son existence, elle tendait son âme, en quête d’évidence, mais ne récoltait que le froid et l’indifférence. Alors elle souriait encore, comme une dernière défense, cachant sous ce masque une lente décadence, et dans ce faux éclat, dans cette triste apparence, s’éteignait doucement son besoin d’amour… en silence.