J'ai aperçu ce matin, au champ de bataille, Ces petits battements de cœur et ces yeux ouverts, Bleus comme le ciel. Au loin, j'ai vu le valeureux soldat solitaire S'armer de son arme de guerre, Il s'est muni de trois balles de paix bien méritées. Il a écrit, chanté et pleuré, Les munitions parties au champ de ruines, Oh, que tout était détruit. Ce soldat, couleur blanche comme neige, Aux cheveux blonds comme le maïs, aimait rire de la vie. Mais cette douleur de cette guerre, Où combats et pleurs se succèdent, Lui donne l'impression de ne plus aimer Ceux qui l'aimaient à en chérir les belles femmes et les beaux habits. Depuis, ce soldat, qui a traversé seul vallent, Son petit carnet à bord, où il relu attentivement, D'un œil pleurant tout l'océan de ses souvenirs tendres d'enfance. Ces gâteaux de pain d'épice, ce miel délicieux, Et l'air frais de la brise du matin, Là où l'aube se réveille calmement, Où le coq chante pieusement pour annoncer la paix, Et réveiller les convives de la ferme à un bon café et de belles aventures pour une belle journée. Mais aujourd'hui, le soldat était mourant, Car en marchant et en se remémorant Ses beaux souvenirs de petit bonhomme, La tristesse de voir chacun de ses camarades morts pour la cause de la paix L'a fait mourir d'une plaie plus grande qu'une balle infligée. Il est donc mort paisiblement, Avec son carnet d'enfance et de petit soldat, Et a écrit le dernier mot, celui-ci : "L'amour que tu as en toi, Garde-le comme un trésor secret de ton corps, Et offre-le à ton cœur d'homme. Ceux qui resteront en toi seront les souvenirs précieux Que l'amour et tout ce que tu possèdes de plus précieux ont laissés. Mourant, je me suis senti aimé Par le vent qui a pris mon dernier souffle de vie, Mourant encore et encore, J'ai aimé la vie, Et pourtant, la plaie de ma souffrance m'a fait pleurer, Moi, soldat de paix et armé de guerre, Pour chanter encore la gloire de mes frères".
lydia
©lydia95
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