Dans le silence lourd de l'absence glaciale,
J'écris ces mots, cœur meurtri par l'intervalle.
Je suis désolée, une excuse insipide,
Pour le vide immense où ton appel a glissé.
Sans explication, fuyant la vérité,
J'ai laissé l'écho de ta voix s'évaporer.
Présente à l'absence, captive de la peur,
De voir nos échanges perdre leur chaleur.
J'avais tant redouté ce changement brutal,
Ces mots ébréchés, ce lien devenu fatal.
Savoir nos discussions teintées d'ailleurs,
Que les souvenirs se fendent en pleurs.
La crainte m'a paralysée, tel un nœud serré,
La perspective amère de tout altéré.
J'ai préféré l'ombre, le silence abyssal,
À l'épreuve rude, au changement total.
Pourtant, une lumière perce cette nuit sombre,
Un éclat de joie, qui dans mon âme encombre.
Je suis heureuse pour toi, d'un bonheur sincère,
Que l'avenir te sourie, que tout te soit clair.
Je sais que tu comprends, ce fardeau lourd à porter,
Ce chemin obscur, que j'ai dû emprunter.
Tes yeux perçants, ton cœur compatissant,
Voiront au-delà de ce moment oppressant.
Ceux qui ont partagé nos rires, nos chagrins,
Comprendront l'effroi, le tourment, les chemins.
L'angoisse tapie, l'espoir mis à mal,
Les larmes cachées, la souffrance fatale.
Mais au fond de moi, un espoir renaît, fragile,
Que le temps adoucisse, ce passé hostile.
Que la distance, ce voile qui nous sépare,
Ne puisse effacer ce que nos cœurs déclarent.
Encore une fois, je m'excuse, mon ami,
Pour cette absence cruelle, ce chemin endormi.
Je suis désolée, du fond de mon être entier,
Et j'espère un jour, pouvoir te remercier.
Paule Paula.