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Texte 3. À Icarus et à ma solitude peuplée.

Texte 3. À Icarus et à ma solitude peuplée.
Sous l'ombre des cieux, je m'élève, solitaire,
Cherchant un refuge dans les brumes du soir,
Mes ailes, forgées par des rêves éphémères
Icarus j'ai des douleurs, que je ne puis taire.

Les promesses dorées appellent mon cœur,
Mais l'écho des rires se perd dans l'azur,
Mes amis d'hier, devenus sans ardeur,
Ont laissé ma voix s'effacer dans le murmure.

Le soleil me sourit; promesse de chaleur,
Illusion d'une étreinte, douce mais cruelle,
J'avance, obstiné, défiant la douleur,
Masquant mes larmes sous un voile de sel.

Chaque battement d’aile résonne dans le vide,
Cherchant une âme, un reflet, un regard,
Mais seul le silence, immense et placide,
Peux-tu m'entendre, Icarus, dans ce ciel si hagard !?

Je rêve d’un jour où, dans l’infini bleu,
Un cœur comme moi s’élèvera des ombres,
Deux âmes solitaires, unies sous les cieux,
Trouveront ensemble un chemin qui dénombre.

Mais ce soir, Icarus, pourquoi mes ailes me trahissent !?
J'accepte mon sort, sans me plaindre, ni m'expliquer
Les étoiles s'en mêlent, témoins de mes vices,
Et mon vol s'achève, dans cette obscurité.
#solitude#rupture#bleu#art