M

Tout

Tout
Tout me touche.
Tout me blesse.
Tout me traverse
comme un vent trop fort pour mon âge.
Tout est lourd
les regards,
les silences,
les mots qu’on ne dit pas.
Tout me revient la nuit
quand le monde dort
et que mes pensées
parlent plus fort que moi.
Tout semble immense
et moi si petite
au milieu d’une vie
qui avance sans m’attendre.
Tout devient flou
sauf la douleur.
Et je reste là,
au milieu de tout —
le bruit dans la tête,
le poids dans la poitrine,
les questions sans réponses.
Tout.
Toujours tout.
Et nulle part où déposer
ce qui me brise.