Un souvenir douleureux
Le vent qui emporte les promesses,
En séchant les larmes de ce souvenir douloureux.
La tristesse de ce cœur a du mal à cicatriser,
Face à l'ombre d'un invisible, ce mystère non résolu...
Loin de ce vide, dans l'appel à l'écho de ce silence,
Le cœur espère encore ce qui, vibrant, l'animait au premier jour.
Alors je l'enterre dans la terre,
Qui un jour refleurira de nouveau.
Pleine de lumière, pleine de couleurs,
Car le soleil brillera à nouveau,
Sans se vider, sans se ternir.
Ce souvenir s'éloigne comme une brume emportée par le courant,
Laissant place à une force nouvelle, immense et sauvage.
Le fleuve suit sa course, puissant et libre maintenant,
Par-delà les forêts, vers un autre rivage,
Où la lumière renaît, sans laisser de sillage.
Et si l'orage gronde enfin de s'être perdu,
Le vent ne souffle plus pour celui qui n'a pas su.
La fleur a éclos loin de l'ombre de ses pas,
Tant pis pour l'aveugle qui a laissé faner sa chance.
A