J'ai vu voler haut dans le ciel somptueux de la fin du jour chaud
Une corneille déplumée au bout de ses ailes noires
Qui faisaient comme deux sphères de nuit zebrées d'éclairs
S'il peut voler, le puis-je encore ?
Si mon esprit n'atteint plus la clarté de ton souvenir, puis-je encore louer ce bonheur d'une vie ?
Si mes mains amputées ne peuvent plus entourer tes joues d'un berceau lunaire,
Je me rapproche de ton visage pour sentir nos souffles s'embrasser dans le creux de nos deux faces jointes en coupe carmin d'ivresse.
©kamış
K