I

UNE NOTE COMME SI

Sous le ciel vêtu de rêves sans couleurs,
Mon âme, mélodie altérée par la douleur.
Le la bémol, étreint par la terre fébrile,
Tel un cri étouffé dans l'ombre fragile.
Les accords mineurs, danse macabre en écho,
Un labyrinthe d'émotions, un dédale sans repos.
La mélancolie, tisseuse d'ombres subtiles,
S'étend comme une pluie d'étoiles futiles.
Les silences, entre les lignes de l'instant,
Révèlent des chuchotements, des confessions en suspens.
Les arpèges, funambules d'une nuit chancelante,
Marchent sur le fil des souvenirs d'une époque dévorante.
Les soupirs des cordes, éphémères et secrets,
Racontent des histoires, des éclats de regrets.
Et dans cette partition d'une existence teintée,
La symphonie de mon cœur, à la singularité, est dédiée.
INESTA Guillaume
Le 7/01/2024
©andras