Viens contre moi
"Laisse-moi t'accueillir contre mon cœur…"
Il existe des mots qui ont la forme d'un abri.
Des mots si nus, si vrais,
qu'ils franchissent la chair avant même d'atteindre l'esprit.
Et dans ce "Laisse-moi t'accueillir contre mon cœur…"
sommeille une tendresse ancienne celle qui ouvre les bras avant que les lèvres aient trouvé leur souffle.
Viens contre moi…
Avance doucement, comme on s'approche d'une flamme
que l'on craint d'éteindre.
Laisse le monde poursuivre sa course tumultueuse
au-delà de nous, loin de nous, sans nous.
Dépose ici ce que tu portes depuis trop longtemps les nuits qui se sont étirées jusqu'à l'os,
les pensées qui ont creusé des sillons dans ton âme,
les blessures que certaines mélodies raviven sans crier gare,
les silences devenus trop lourds à habiter,
les absences qui ont laissé des empreintes dans le vide,
les déceptions qui ont usé, pierre après pierre,
les fondations de ton cœur.
Rapproche-toi encore…
Je veux sentir ta présence frémir contre la mienne.
T'enlacer avec cette douceur rare
qui apaise les tempêtes intérieures sans les nommer.
Te laisser respirer contre mon cœur
jusqu'à ce que ton âme retrouve
le chemin oublié de sa propre paix.
Je veillerai sur ce que tu portes dans l'ombre.
Sur tes peurs qui n'osent pas se dire.
Sur ta fatigue que personne ne voit.
Sur cette part de toi si précieuse, si meurtrie
qui continue d'aimer
malgré tout ce que l'amour lui a coûté.
Glisse-toi dans mes bras…
Je demeure.
Ma présence n'a pas de portes de sortie.
Elle reste là, ancrée,
contre toi,
dans cette quiétude lumineuse
qui rassure sans avoir besoin de parler.
Ferme les yeux un instant…
Écoute nos souffles s'apprivoiser l'un l'autre.
Écoute ce silence habité qui naît entre nous —
ce silence qui n'est pas vide,
mais plein de tout ce qu'on n'a pas besoin de dire.
Tu n'as rien à démontrer ici.
Rien à dissimuler.
Rien à contenir.
Je veux être ce territoire où ton cœur peut enfin se déposer
comme une plume après une longue traversée.
Ce refuge où tes pensées décélèrent doucement,
où ton âme se sent comprise
sans avoir à cartographier ses cicatrices.
Viens contre moi si tu me fais confiance…
Je porterai ton prénom comme une prière discrète
au creux de mes silences.
Je penserai à toi dans l'entrelacement de mes jours,
dans les heures ordinaires qui prennent soudain une couleur nouvelle.
Je t'aimerai avec cette présence douce et constante
qui veille même à travers l'absence.
Et lorsque la vie alourdira chacun de tes pas,
je te rappellerai la lumière singulière qui t'habite.
Je te rappellerai la beauté secrète de ton cœur cette façon que tu as d'exister
comme nulle autre âme n'existe,
cette façon dont ton regard
réchauffe le monde simplement en le traversant.
Tu vois…
Même dans mes bras, mon cœur frissonne encore
de t'aimer avec une telle intensité.
Alors viens contre moi…
Pose ta tête sur ma poitrine…
Respire lentement, profondément…
Et laisse mon amour
envelopper tendrement
tout ce qui fait vibrer ton âme.
G
Viens contre moi "Laisse-moi t'accueillir contre mon cœur…" Il existe des…