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Vis ce qu'il te reste

Vis ce qu’il te reste car :
Le chemin de la vie n’est pas plein d’apocalypses,
Il est caillouteux, abrupte, certes, l’autre est lisse,
Mais pas aussi empli de délices.
On le traverse à pente douce, à mesure qu’il se tisse,
Au lieu d’y glisser, on se concentre sur ses visses,
On le parcours à notre rythme, oublions tant son abysse,
Une soif avide de contemplation, on s’y adopte, nos lèvres se plissent,
On goute au profit, et c’est ce qui est bien pour la vie, car rien ne cesse.
Ce cycle est un fardeau, un ennemi majeur, qui vous semble sans cœur,
Une erreur rancunière, un saint assez fier.
C’est aussi des maux, une tristesse inouïe,
Mais ça reste un cadeau, aussi nommé la vie.
L’image que vous en faites, aussi austère soit-elle,
Vous tape sur le système, vous laisse un fil de haine en elle,
Vous faites votre quête, et vous méfier des airs,
Telle une vedette chantant dans un cimetière.
Arrêtez de vous reprocher, car la vie a ses qualités, mais aussi ses défauts,
Elle nous offre sa beauté, nous sabotons ses travaux,
Ainsi sa sincérité, sa franchise non limitée, nous renvoie nos images,
A travers des souffrances, et d’insurmontables voyages,
Nous dégageons les ronces, puis nous ayant pitié,
Nous demandons enfin, ce qui est arrivé,
Ce que nous inflige la vie est horrible en vain,
Mais la vie, elle, ne fait que renvoyer, avec fidélité, les actes tonitruants de nos pensées.
Car la vie est un risque constant, une tragédie, qui nous oblige à y veiller,
Telle une diatribe, elle ne finit guère, et sur ses murs il y a d’écrit : aimer.
Trop souvent dans la vie, nous sommes tabassés, trahis, piétinés,
Mais nous avons toujours la même valeur, tel un billet chiffonné,
La vérité se lit dans les yeux de ceux même qui n’osent pas avouer,
Ni dans les lettres ni les aveux, de ceux qui se plaignent souvent des gueux.
Car rira bien qui rira le dernier, disons nous chez les hébreux,
Et c’est ce qui se passe c’était, quand l’autre sera dévoilé puis jugé,
Et des cicatrices plus graves que ceux d’épée, le hanteront à tout jamais.
A moins qu’il se repenti, prie dieu à sa merci,
Devient l’être raisonnable défié, qu’il vivra sans crainte et aimé.
Sinon il ne provoquera nulle joie.
Les rabat-joie, les indécis, l’apocalypse de la vie,
Des ans durent cette harmonie,
Et l’ignorance à l’agonie,
En Palestine, Syrie, ou en Libbie,
Se contamine l’anomalie,
Des gens quittent même leur famille,
Innocents et sans mépris, on les a pris, en cause des flammes qui les oublient.
Leurs yeux comme sang, les transperçant,
Leurs sentiments, on s’en morfond, des plus perçants,
Sans argent, leur dévouement à la vie est sans clémence, désespérant.
Ils mendient, les passants en rient,
Jugeant d’eux exaspérants, sans attention.
Nous sommes rivaux, rivaux de sang,
En étant indifférent,
A ceux qui subissent tous les tons
D’injures, d’exaspération,
Eux de même sont indifférents
Aux plaintes et aux exclamations, de tous genres de gens,
Mais ils ont subi plus que le temps, les maux, les indurations,
Des tous âges, du plus petit au plus grand, des enfants jusqu’aux parents.
Ce qu’est à décrire est la tristesse,
C’est un nœud qui renferme en nous, l’insouciance et la faiblesse,
Un sentiment de fou,
La dynastie entre bien et tout,
L’espérance que tout cesse, Que tout s’oublie, refaire sa vie,
C’est telle une monnaie ou un sou, que perd un mendiant tout d’un coup,
Je me suis dite : serai-ce une pauvreté ou une richesse,
De faire couler le long d’une joue, de jolis cristaux de déesse,
Mélancoliques mais magnifiques,
Sans éclat tout d’un coup.
Les métaphores non plus ne se laissent,
Bercer par cette humeur infâme,
D’un cœur qui a perdu une âme,
Même la misanthropie se rabaisse,
Devant ce manque ardent et fou,
Serai-ce le manque de quelques messes ?
Ou le sourire juvénile d’une fille, qui se moque de rien et de tout ?
Serai-ce la fin qui engendre les maux ?
Ou le besoin d’une vengeresse ?
Serai-ce la demande du pardon qui nous hante sans cesse ?
Probablement tout abaisse, mais le pardon vaut le coup.
Sinon c’est la colère qui afflue,
Dans nos veines échauffées, par le mépris et la haine,
Notre humeur ainsi se rue,
Aux affrontements échafaudés,
Par les amis qu’on a crus.
On sent l’adrénaline monter, et le besoin de se venger.
A quoi bon cette amitié ? Si elle déborde de sous-entendus,
Car même au plus beau des quais, on trouve toujours des bahuts,
Soit pareil à toute pure beauté, au fond elle déchire son dessus.
Mais dieu nous fait égalité, même si les rangs-sociaux sont vus,
Et si l’échec on ne sait jamais, perdure au dessus de nos foyer,
Il faut espérer l’inattendu, c’est le plus beau des secrets, pour attirer ce qui est perdu.
Il ne faut jamais jeter les dés, et attendre que tout soit décidé,
Il faut avancer tout détendu, pardonner aux concernés,
Pour être en paix et sans intrus, pour faire durer les amitiés.
C’est haïr les gens et les faits,
La plus ignoble des résidus.
Le conseil qu’on ne doit pas oublier,
C’est qu’aimer, pardonner, respecter, les plus belles des qualités.
Il ne faut pas le négliger, c’est le secret d’une société avancée fondue, celle qui fait la loi en traversant les rues.
Telle une abeille butinant son miel,
Qui exécute l’ordre de sa reine et écoute,
Tel un serviteur enclavé au dessous du ciel,
Faisant son travail tout en suivant sa route,
Tels les baobabs ou les Hypérion actuels,
Qui poussent harmonieusement dans leur coin sans doute,
Mais en paix et heureux satisfaits de leur envoute.
C’est le respect l’ami même des beautés charnelles,
Qui leur rendent leur charme et cachent en eux les voutes,
C’est ce respect là qui fait battre des ailes,
Et laisse les grands pays surplomber notre croute.
Respectez-vous au moins si vous détestiez les mêles,
Ne vous laisser pas abattre par les joutes,
Soyez confiant il n’y a que vous qui pouviez utiliser l’aquarelle,
Pour en peindre et changer l’aspect de la vie toute.
Les mots blessent tel un glaive à deux tranchants,
Ils sont suspects et peuvent tuer une artère,
Faut se contrôler et revêtir son cachemire blanc,
Pour se protéger des attaques de l’adversaire,
C’est comme un jeu, seulement on ne tourne plus en rond,
On étouffe et on serre,
Et pour recommencer, il faut d’abord aller de l’avant,
Se contenter des entrainements même si ca dure une erre,
Ne pas se laisser malmener par les démons,
Les démons peuvent être dans les cimetières,
Toujours emportés par le vent,
Mais leur règne est éphémère,
Car on finit par comprendre leur détournement,
Il ne faut pas se laisser faire,
Agir et réfléchir aux solutions,
Pour élucider les mystères,
Et être joyeux aux événements.
Dieu nous crée toujours frères.
Et c’est la raison pour être bon
Les conseils à donner s’entend,
Étaient là pour guider ces vers,
Bercés par des histoires vécues depuis longtemps.
©eleonorhrk