Vouloir que tout s’arrête
Dire cette phrase, on en est là.
À bout.
À bout de vouloir pleurer quand on nous pose un simple “ça va ?”.
À bout d’enfoncer ses ongles dans sa peau pour ne pas faire une crise de panique au beau milieu d’une foule.
On voudrait ne plus se cacher.
Hurler. Hurler. Hurler. Hurler. HURLER.
Qu’on n’en peut plus. Que ça devient trop lourd.
Alors on se met à genoux, on pleure toutes les larmes de notre corps, en suppliant que tout s’arrête.
Mais personne ne le remarque.
Pas ta détresse.
Pas cette difficulté à faire entrer l’air dans tes poumons.
Pas la solitude que tu vis, même entouré.
Personne ne remarque le moment où tu souffles avant d’entrer dans une pièce,
pour mieux sourire juste après.
Alors oui, parfois, je craque.
Mais toujours seule.
L