Voyage d'espoir
Je n’ai pas fait ce voyage par choix,
mais parce que rester
me faisait mourir à petit feu.
J’ai quitté des ruines invisibles,
des silences trop lourds,
des rêves laissés en arrière
faute de force pour les porter encore.
Je suis partie avec peu :
des peurs dans les poches,
des blessures dans le cœur,
et cette étincelle fragile
qu’on appelle espoir.
Le chemin n’a pas été doux.
J’ai douté de moi,
j’ai douté de Dieu,
j’ai douté de ce lendemain
qu’on promet sans jamais le garantir.
Mais chaque pas, même tremblant,
m’éloignait de la nuit.
Chaque chute m’apprenait
que l’espoir n’est pas l’absence de douleur,
mais la décision de continuer malgré elle.
Ce voyage m’a changée.
Je n’ai pas tout trouvé,
je n’ai pas tout guéri,
mais j’ai appris une chose essentielle :
je suis encore debout.
Et tant que je marche,
tant que je crois,
tant que mon cœur bat,
ce voyage n’est pas une fuite.
C’est une promesse.
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